10 et 11 novembre : Deux événements pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

POUR LA RÉHABILITATION DES FUSILLÉS POUR L’EXEMPLE

A l’appel de la Libre Pensée, de l’ARAC, de la Ligue des droits de l’Homme et du Mouvement de la Paix, deux événements pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple.

Lundi 10 novembre à 19h00, Maison des Associations, Chambéry (amphithéâtre) :
Conférence « La représentation de la grande guerre au cinéma », par Laurent Bachler (professeur de philosophie), à partir d’extraits du film d’Abel Gance « J’accuse » de 1917 et
du film de Stanley Kubrick « Les sentiers de la gloire » de 1957

Mardi 11 novembre à 9h30, avenue Jean-Jaurès, Chambéry :
Rassemblement pour la réhabilitation

Message de la section de Chambéry de la Ligue des droits de l’Homme

En cette année de Centenaire, l’exigence de réhabilitation des fusillés pour l’exemple n’est toujours pas apaisée. Cette revendication a été relancée ces dernières années, grâce à la campagne menée avec force, depuis 2007, par la Libre Pensée. Ainsi à Chambéry, depuis quelques années, un rassemblement a lieu chaque 11 novembre avenue Jean Jaurès et vous y êtes tous invités.

La Ligue des droits de l’Homme propose, en outre, qu’on ne se limite pas aux cas d’exécutions par fusillade après condamnation par un tribunal militaire ; mais qu’on s’efforce d’établir les faits sur le plus grand nombre possible des cas de fusillés pour l’exemple, y compris ceux, les plus nombreux, de militaires qui ont été exécutés sommairement sans aucune condamnation judiciaire.

Il faudra aussi tenir compte de plus de 2 000 condamnations à mort commuées en peines de travaux forcés ou « travaux publics », c’est-à-dire de déportation judiciaire dans les colonies, dont de nombreux soldats ne sont jamais revenus. En outre, surtout en 1917, des « mauvais sujets » (près de 2000 hommes semble-t-il) ont été prélevés sans jugement au sein des régiments « mutinés », et victimes, de déportation dans les colonies. D’autres soldats, tout au long de la guerre, ont été victimes d’exécutions sommaires, qui paraissent particulièrement nombreuses parmi les étrangers engagés volontaires et les troupes coloniales.

Ce sont 140 000 militaires français morts durant la guerre qui n’ont pas eu droit à la mention « mort pour la France ». Un siècle plus tard, de nombreuses familles veulent légitimement savoir ce qu’il est advenu durant cette guerre à leurs ancêtres mobilisés. Un siècle plus tard, de simples citoyens veulent savoir ce que l’ Etat a pu laisser appliquer à d’autres citoyens et aux nombreux supplétifs, souvent privés de la citoyenneté, mais opportunément « intégrés » dans les rangs.

La LDH demande donc que les familles accèdent au maximum de renseignements sur les circonstances de la disparition de soldats qui étaient leurs aïeux ; que les condamnations arbitraires soient effectivement cassées sans renvoi ; que le silence soit levé sur les exécutions sommaires, sur les déportations mortifères. Enfin, la reconnaissance politique doit être pleine et entière sur des faits qui restent une honte pour l’Etat français, et qui nous situent bien loin d’une République véritable.

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